Abilio Diniz


Abilio Diniz

Une 1ère grande surface inaugurée en 1959

Le magasin de la famille Diniz est baptisé Pão de Açúcar, l'enseigne rappelle bien entendu le Pain de Sucre à Rio. Pour faire croître sa propre chaîne, Abilio Diniz (Abilio-diniz) s'est inspiré du succès de Carrefour, dont il a côtoyé les créateurs dans les années 1970. Le commerce écrira son avenir avec les grandes surfaces, c'est ce qu'estime son père à la fin des années 50. Sur un boulevard fréquenté de la ville de São Paulo, le père d’Abilio Diniz inaugure sa première boulangerie.

Mi-2015, Péninsula détient 12% du capital de Carrefour Brésil. A travers Peninsula, Abilio Diniz siège désormais au CA. En 2013, il prend la présidence du conseil d’administration de BRF (Brasil Foods), un leader de l'agroalimentaire. Abilio Diniz consacre son temps à Brasil Foods et cherche de nouvelles opportunités d’investissement depuis son retrait du groupe Pão de Açúcar.

L'enfance d'Abilio Diniz

C’est aux Etats-Unis qu’Abilio Diniz souhaite continuer ses études en économie. La deuxième ville du Brésil l'a vu naître en 1936. Dans les années 50, le jeune homme est diplômé de l’école de management de la Fondation Getùlio Vargas à São Paulo. Dans son enfance, Abilio Diniz a subi la cruauté des enfants du quartier où il vit.

Vouant un culte à Sainte Rita, la patronne des situations désespérées, Abilio Diniz pratique la religion catholique. Sous sa houlette, des salles de sport sont bâties dans les hypermarchés GPA et des programmes financés par l'entreprise encourageant ses salariés à participer aux courses sont mis en place. En effet, il est intimement convaincu des bienfaits du sport. L'entrepreneur se revendique comme protagoniste d’un "capitalisme responsable", un courant lancé sur le continent américain et qui préconise le contentement et la motivation des collaborateurs dans l’entreprise. Sportif dans l'âme, Abilio Diniz débute chaque jour par du sport. Autrefois goal, il a également pratiqué la musculation et la boxe.

L’abandon de la Banque Brésilienne de Développement et le barrage du patron du groupe Casino feront échouer l'union de Carrefour Brésil avec GPA. Abilio Diniz cède 1 milliard de dollars d’actions à Casino et s’engage à concéder le contrôle du groupe GPA 7 années plus tard au directeur de général de Casino. C'est en 2011 qu'Abilio Diniz veut saisir la chance de transformer GPA en n°2 mondial de la grande distribution en fusionnant le groupe GPA avec la branche brésilienne du groupe Carrefour.

Le groupe GPA dirigé par Abilio Diniz affronte de graves complications financières au début de la décennie 90, en pleine crise économique. Il siège au Conseil Monétaire National en pleine situation d'inflation démesurée, à la fin des années 80. Abilio Diniz déploie un plan de sauvetage sévère permettant de sauver le groupe Pão de Açúcar, qui congédie 20 000 salariés, vend les activités qu'il possède dans la péninsule lusitanienne et ferme 1/3 des magasins.